Accueil L'Isle-sur-le-Doubs en action - CAP sur 2014 GFD : La moitié des ex-salariés toujours sur le carreau ( le Pays 02/05/2010)

GFD : La moitié des ex-salariés toujours sur le carreau ( le Pays 02/05/2010)

10 min lues

Ces  ex salariés sont toujours en quête d’un nouvel emploi.  Photo Patricia  Louis

Ces ex salariés sont toujours en quête d’un nouvel emploi. Photo Patricia Louis

Depuis la fermeture de l’usine GFD à L’Isle-sur-le-Doubs, vingt-quatre des quarante-trois des ex-salariés cherchent toujours un emploi. À plus de 50 ans, ils sont pessimistes.

Ils ne peuvent encore faire valoir leurs droits à la retraite.

Pour eux, retrouver un emploi est un chemin semé d’embûches. Jean-Luc Widmer, 57 ans dont 33 passés à GFD, avait accepté un reclassement dans une des sociétés du groupe à Saint-Etienne. « Je suis resté un mois et demi, mais le travail était trop fatigant et j’avais trop mal au dos ».

Comme Jean-Luc, deux autres salariés ont choisi un reclassement à Saint-Etienne, seize ont été repris sur le site de Bourogne.

« Pour beaucoup d’entre nous, c’était trop difficile de tout quitter ici pour aller refaire notre vie à Saint-Etienne », explique Claude Figent, ex-secrétaire du comité d’établissement.

Gilles Gosso, 50 ans, vient de passer des tests pour un contrat d’intérim de onze mois à PSA Sochaux. D’autres ont suivi des formations en informatique ou encore de caristes. Pour l’instant ces démarches n’ont pas encore porté leurs fruits. « Nous sommes dix-neuf à avoir adhéré à une cellule de reclassement mais nous n’avons pas eu beaucoup de propositions ».

Et au fil des mois, l’inquiétude grandit. « Pour l’instant, nous sommes payés à 65 %, mais dans deux mois, nous allons passer à Pôle emploi et nous toucherons moins ».

Devant leur ancienne usine où quelques machines sont toujours à la même place, les anciens salariés se rappellent les belles années où 1200 salariés y travaillaient.

600 amis sur Facebook

Puis, le site a périclité jusqu’à la fermeture. Trop vétuste et beaucoup trop grand pour la quarantaine d’employés. Les ex-salariés ne veulent pas que cette page de l’histoire industrielle de L’Isle-sur-le-Doubs, liée à la famille Japy depuis la révolution, ne sombre dans les oubliettes.

Depuis février dernier, à l’initiative de Fabrice Frichet, conseiller municipal, ils ont constitué une association. Tout est parti d’un comité de soutien lancé sur Facebook qui a réuni 600 amis. Il fallait donc donner un site à cette démarche.

« Cette association se détermine comme un organisme de réflexion capable d’organiser des événements au bénéfice des salariés de GFD : aider, grâce à sa logistique, les salariés licenciés en difficultés professionnelles, organiser la programmation de manifestation au profit des salariés, participer à différents élans de soutien de différentes sortes, lien avec la collectivité de L’Isle-sur-le-Doubs et de sa Communauté de communes pour un soutien à l’emploi des salariés licenciés. Cette association à but non lucratif a pour objectif de soutenir les salariés de GFD quant à la suite des événements à venir mais aussi de continuer à faire vivre l’esprit Japy à L’Isle-sur-le-Doubs », explique l’élu.

Une exposition et des manifestations sont annoncées.

Patricia Louis

 

http://www.lepays.fr/fr/permalien/article/3072473/La-moitie-des-ex-salaries-toujours-sur-le-carreau.html

 GFD : La moitié des ex-salariés toujours sur le carreau ( le Pays 02/05/2010)  dans L'Isle-sur-le-Doubs en action - CAP sur 2014 pdf gfddessalarislaissssurlecarreau.pdf

Charger d'autres articles liés
Charger d'autres écrits par Fabrice FRICHET
Charger d'autres écrits dans L'Isle-sur-le-Doubs en action - CAP sur 2014

Laisser un commentaire

Consulter aussi

Jean Lassalle à l’Isle-sur-le-Doubs !

Je ne me suis jamais arrêté à des conditions partisanes. J’ai des amitiés avec des personn…