Accueil Mes commentaires sur l'actualite Une énième crise de nerfs dans un PS à vau-l’eau !

Une énième crise de nerfs dans un PS à vau-l’eau !

7 min lues
ps

Au Parti socialiste règne une ambiance de surenchères, et de petites phrases dévastatrices.

Mardi, trente-neuf députés socialistes s’abstiennent sur le volet recettes du budget épaulés par le renfort de plusieurs ex-ministres contestataires renvoyés sur les bancs de l’Assemblée.

Cette abstention d’une quarantaine de députés lors du vote de cette première partie du budget n’est que la traduction du débat nécessaire que doivent mener le PS et, au-delà, l’ensemble de la gauche.

Hier mercredi, attaque frontale de Benoît Hamon contre l’exécutif qui a jugé que la politique menée par François Hollande et Manuel Valls « menace la République » et mène vers un « immense désastre démocratique » en 2017.

Réplique cinglante, et encore plus virulente, de Manuel Valls à Martine Aubry dans une interview à « L’Obs » publiée aujourd’hui qui appelle à « en finir avec la gauche passéiste », jugeant que ceux qui l’accusent de trahir le PS sont « dépassés ».

Le tout sans jamais prononcer le mot « socialiste ».

Alors que la machine à perdre accélère, les électeurs de gauche en ont marre de ces guerres intestines à répétition.

Je ne me suis jamais installé dans des faux-semblants.

Et j’appelle un chat – un chat !

Tout ce petit monde politique à la gauche de l’échiquier a déjà intégré l’idée d’une défaite cuisante en 2017.

Et ils ne pensent qu’à une chose : celle de sauver leur âme.

Car, mois après mois s’est installé au centre du débat public une question autrement plus large que le simple problème de la solidarité du parti majoritaire et de ses alliés avec l’exécutif.

Celle de l’urgence des catastrophes électorales à venir et passées depuis 2012, des échecs économiques et sociaux, et de la montée de l’extrême droite.

Et celle de redéfinir ce que la gauche peut et doit faire de l’exercice du pouvoir.

Manuel Valls au premier chef qui ne voudrait pas avoir à assumer la défaite attendue aux cantonales de mars 2015.

Et se prépare une sortie de Matignon.

Ouaih bof…

Pas de quoi attirer les français de la politique tellement la politique à ce niveau-là est navrante.

Cordialement,

Fabrice

Charger d'autres articles liés
Charger d'autres écrits par Fabrice FRICHET
Charger d'autres écrits dans Mes commentaires sur l'actualite

Laisser un commentaire

Consulter aussi

Une crise religieuse menée par des fanatiques…

La droite, Nadine Morano notamment, en fait son cheval de bataille pour la primaire LR : c…