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2éme tour #primairegauche #JDLS n°4 / année 2017

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Bonjour à toutes et à tous pour ce 4éme journal de la semaine.

Un JDLS intégralement consacré au 1er tour de la primaire de la gauche et à ses suites dimanche 29 janvier pour le second tour.

On nous annonçait que l’on fleurait les 2 millions de votants peu avant 20 heures. On serait sur le point des 1 millions 5.

Alors chers amis ayons le courage de dire que cette faible participation est un motif de non satisfaction.

Avec moins de deux millions de votants, contre plus de 2,6 millions à la primaire citoyenne de 2011 et 4,3 millions à celle de la droite en novembre 2016, le candidat désigné le 29 janvier ne bénéficiera d’aucune dynamique le soir du second tour.

Ce faible nombre de votants ne donnera de tremplin ni à Valls ni à Hamon.

C’est important car cela signifie l’état de déliquescence dans lequel se trouve mon parti, le Parti socialiste.

Avec un duel des deux gauches qui menace le PS d’implosion.

Rien ne se passe comme prévu. Taillée sur mesure pour François Hollande, censée provoquer le sursaut des électeurs de gauche et propulser solidement un socialiste vers la présidentielle, la primaire est un échec…

Depuis deux ans au moins, la gauche de gouvernement se fracture autour de la politique gouvernementale.

Vient l’heure du verdict.

Choix cornélien pour tout électeur de gauche.

Valls-Hamon, c’est en quelque sorte un duel pour solder un quinquennat de frondes. Avec aujourd’hui un Parti socialiste écartelé, sectionné en deux, une gauche coupée en quatre.

Le duel se déroule sur un bateau qui prend l’eau et cela m’attriste. Car dimanche prochain, les électeurs devront choisir entre deux conceptions de la gauche, pour moi « irréconciliables ».

Je la sentais apparaître.

La dynamique qui porte l’ancien ministre de l’éducation nationale depuis plusieurs semaines s’est donc traduite dans les urnes dimanche 22 janvier.

Benoît Hamon est arrivé en tête du premier tour avec 36,35 % des voix, suivi de Manuel Valls (31,11 %) et d’Arnaud Montebourg qui, avec 17,52 % des suffrages.

Mon candidat, Vincent Peillon, qui a mené une campagne sans convaincre du bien-fondé de sa démarche, arrive loin derrière le trio de tête, avec 6,85 % des voix.

A l’issue d’une campagne éclair, cette primaire n’est pas le gage de succès car nous ne dépassons pas la batte des 2 millions.

Incontestablement, arrivé en tête du premier tour de la primaire à gauche, Benoît Hamon a donné le tempo idéologique de la campagne et à attirer les autres candidats sur son terrain.

J’ai déjà évoqué tout ce que je pensais sur la question du revenu universel d’existence, mesure phare de son projet et idée la plus en vue de la campagne.

Un revenu minimum qui pourrait être étendu à terme à l’ensemble de la population et atteigne 750 euros mensuels.

Son coût est exorbitant, estimé entre 300 et 400 milliards d’euros.

Cette proposition est aussi idéologique car à travers celle-ci, c’est la question du rapport de la gauche au travail qui interroge.

Un thème que nous devons nous réadapter en cette période de raréfaction du travail, dans un contexte de croissance en berne.

C’est pourquoi et en toute connaissance de cause, dimanche prochain, je voterai Benoît Hamon et j‘appelle les électeurs de gauche à se mobiliser nombreux.

Je ne suis pas un adepte du revenu minimum. Mais la vision et les propositions de Benoît Hamon concernant l’environnement me plaisent.

La thématique du réchauffement climatique alors que la France a connu des épisodes de pollution d’une rare intensité ces dernières semaines.

La sortie du diesel d’ici à 2025.

Développer les énergies renouvelables.

Mettre en place une fiscalité écologique.

Quelques points ne me convainquent pas du tout comme par exemple, dans le domaine de la sécurité, de proposer la légalisation encadrée du cannabis, en favorisant les peines alternatives à la prison et en prônant le rétablissement de la police de proximité. Ce n’est pas tangible.

Comme d’ailleurs sur la question européenne d’abandonner l’objectif des 3 % de déficit. Nous assistons à une guerre des clans avec un Parti socialiste incapable de se renouveler.

Ses mesures devront être revues.

Ce scrutin valide mon analyse de départ :

Il se passe à gauche ce qu’il s’est passé à droite avec Alain Juppé et François Fillon.

Hamon et Valls vont se cartonner au cours du débat d’entre deux tours et rendre impossible toute réconciliation.

J’ai déjà aussi évoqué toute l’intelligence politique que je trouvais dans la candidature d’Emmanuel Macron pilotée pour moi par le PdlRépublique François Hollande.

Qui plus est depuis dimanche où cela aux yeux de tous que la gauche marche sur deux jambes totalement opposées.

Je vous souhaite à toutes et à tous de passer une bonne semaine.

Amicalement,

Fabrice Frichet

 

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