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Il n’y a pas deux gauches irréconciliables ; il y a plus que deux gauches à concilier

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Adhérent socialiste depuis deux décennies, et secrétaire fédéral à la formation des adhérents socialistes sur le Doubs, je suis inquiet par l’état actuel du PS.

Il y a eu la catastrophe électorale de la présidentielle et des législatives de 2017.

Aujourd’hui les dissensions en interne du départ de l’aile gauche de ses représentants, Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann, avec une campagne pour les européennes qui approche à grand pas…

Je regrette cette atmosphère au-dessus de mon parti dix-huit mois après l’arrivée d’Emmanuel Macron. Et ce malgré le contexte sulfureux depuis cet été autour de l’Etat : affaire Benalla, démissions successives de Nicolas Hulot fin août puis de Gérard Collomb début octobre, faiblesse du plan de lutte contre la pauvreté, plan santé qui est à désespérer de se soigner…

Pour autant je crois toujours aux capacités de rebond du Parti socialiste qui en a l’habitude depuis plus d’un siècle.

Comme je pense que nous réussirons à gagner la confiance des électeurs qu’en nous positionnant résolument à gauche, dans une opposition idéologique et non frontale à Emmanuel Macron. Tout en assumant fièrement l’histoire longue de ce parti, une Histoire faite de défaites mais aussi de victoires toutes porteuses de progrès sociaux aujourd’hui mis à mal par le Président de la République.

Alors, assumons fièrement cette gauche que nous représentons et qui est à l’origine de tous les progrès sociaux depuis un siècle.

Nous ne devons ni lâcher face au macronisme et à sa dérive de l’Etat, ni accepter que la gauche de gouvernement puisse disparaître.

Nous devons assumer !

Car la maison brûle, il y a urgence ; au niveau européen, l’Histoire se répète avec la montée en puissance des mouvements fascistes.

Assumer aussi qu’un bilan sincère de ces cinq années au pouvoir puisse avoir lieu.

Dès lors, nous devons reconnaitre nos erreurs et reconnaitre que nous avons tourné le dos à certains de nos engagements.

Nos principes sont là. Nos propositions pour l’Europe pour les européennes de mai 2017 le démontrent. Elles penchent toutes largement à gauche.

Alors faisons fi, des difficultés, des divisions internes et passons à l’offensive.

Fabrice Frichet

 

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