« Le coup d’éclat permanent », l’expression est de François Hollande pour décrire l’activisme de Nicolas Sarkozy en référence à la formule, de François Mitterrand, « Le coup d’Etat permanent » à propos de la politique du Général De Gaulle.
La formule trouvée par François Hollande correspond bien, aussi, à la stratégie de harcèlement du pouvoir sarkozyste engagée par Ségolène Royal depuis maintenant de long mois.
Je ne suis en rien admirateur de Nicolas Sarkozy et de sa politique , les fidèles lecteurs pourront en témoigner mais bon sang… critiquer n'est rien sans créer et c'est le but de ce blog 50/50 : 50% de critique et 50% de création.
En regardant les choses avec un peu de recul, un constat s’impose :
Ségolène Royal applique le même mode de fonctionnement que Nicolas Sarkozy !
Ces deux là ont des choses en commun…
Depuis la campagne présidentielle ; Sarkozy semble avoir trouvé quelqu’un qui parle aussi fort que lui, qui en rajoute autant dans le maniement des symboles si divergeant soient ils !
Il n’est pas question de renvoyer dos à dos les deux protagonistes. Ségolène Royal est une femme de gauche : elle en a les convictions…
Mais force est de constater que leurs calculs semblent similaires.
Le verbe toujours placé plus haut que le voisin, une certaine dramatisation de tous les événements, une guerre de mouvement perpétuelle, beaucoup de culot : à bon escient… expliquant quelque fois la virulence des réactions à droite, etc.
La stratégie du coup d’éclat permanent est risquée. Elle crée sans aucun doute une certaine dynamique politique mais… empêtré où nous sommes dans une campagne européenne où nous peinons réellement à imposer nos thèmes, la mobilisation sociale n’a de sens que collectivement.
Je l’ai dis récemment à quelques camarades et amis, je l’écris maintenant au sein de ce blog : ce scrutin européen ne m’inspire rien de bon…
Face à une certaine forme de realpolitik, « Le coup d’éclat permanent » ; ma préférence va à un projet de fond comme a pu l’être : « Le coup d’Etat permanent » de François Mitterrand !
Infiniment
Fabrice